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14/01/2010

Le pain sur ma planche…

Outre mon déménagement (qui en fait me parait infaisable), mes études à reprendre, l’appartement à trouver, et enfin l’argent à gagner pour payer ce futur loyer, ce qui m’exténue déjà par avance c’est l’aventure du dossier de visa long séjour.

 

Parce qu’en fait, en recherchant la liste des documents nécessaires, je me suis rendue compte que ce sera plus compliqué que prévu.

 

D’abord, il me faudra redevenir résidente en France pour faire cette demande. Ce qui implique toute une logistique de retour(s), et donc une planification financière, matérielle, et hautement stratégique de la période qui commencera à partir de mars (tu remarques comme le côté agent de développement formate mon raisonnement ?!).

 

Seulement tu vois, ça me fatigue. Je vois déjà les dossiers en vrac, les pièces manquantes (qui n’étaient pourtant pas dans la liste), les rendez-vous à ne pas rater, les lettres à envoyer, les justificatifs à aller chercher…

 

 

PPFFFFFFFFFFFFFFfffffffff…

 

 

Tu sais qu’à mon âge, si je n’étais pas mariée, je serais encore une Catherinette… Alors bon, je préfèrerais largement me prendre la tête avec les profs et les cours plutôt qu’avec l’administration consulaire et la paperasse…

 

J’aurais préféré me prendre la tête à préparer mon mariage pendant 2 ans, plutôt que de me marier comme on achète une baraque ; et passer mon temps à réunir des justificatifs pour pouvoir vivre peinarde avec mon mari…

 

 

Dois-je le préciser, ou t’avais compris que j’étais blasée ?

17/12/2009

1H37 GMT.

L’heure à laquelle la Terre a tremblée…

50 secondes qui me ramènent 3 ans en arrière… Au Liban, une nuit du 14 au 15 juillet, une nuit où j’ai cru mourir sous des obus israéliens…

Trois années à essayer à passer à autre chose. Réellement, la première année, j’étais encore traumatisée, le choc post-traumatique qu’ils appellent ça… Tu vis dans une bulle, tu fais des cauchemars plus vrais que nature, tu sursautes à chaque grand boum, et quand y’a de l’orage tu pleures comme une gamine….


L’onde sismique de cette nuit était impressionnante certes. Surtout que l’immeuble a bien tremblé et que le bruit était aussi effrayant. Mais au final pas de dégâts, heureusement.

C’était pas non plus la fin du monde car personne n’a vraiment paniqué. Les gens sont sortis dehors, comme à chaque fois qu’il se passe un truc, et les voisins étaient détendus, souriants.

Pour ma part j’ai couru dehors en pyjama, à pieds nus… Et puis quand je me suis calmée, que j’ai séché mes larmes et que j’ai arrêté de trembler comme une feuille morte, j’ai fais ce constat de merde : non, je ne me suis pas remise de cette nuit du 14 au 15 juillet 2006.

C’est juste que ce bruit, ce tremblement, cette peur, m’a replongés dans cette sensation que ta vie va finir, que le plafond va s’écrouler sur ta tête, et que tu vas passer dans un autre monde… ou pas.

Le sol se dérobe sous tes pieds, tu sens tes os trembler, tu as chaud comme si ton sang était de la lave en fusion traversant tout ton être.


Il y a des souvenirs qui restent dans ta tête, et d’autres qui restent dans ta chair… Je viens de le comprendre.


Et mon mari qu ne savait pas quoi faire pour me calmer.


Cette nuit je n’ai pas dormi, j‘étais à l’affût d’une nouvelle onde, à guetter ce grondement souterrain qui se rapproche progressivement.

Comme en 2006, j’ai d’abord cherché une explication logique : ainsi de même que j’avais assimilé le 1er bombardement à « un camion retourné sur la route »,  le grondement qui arrivait cette nuit et qui faisait vibrer les vitres était pour moi « une moto trop puissante qui venait chercher quelqu’un »…


Finalement ce séisme a été anecdotique, juste un nouveau sujet de conversation pour les gens aujourd’hui.

Mais pour moi, ça a été un coup de massue.


Ici c’est les vacances scolaires, et comme il y a un rayon de soleil, les enfants jouent dehors… ça rigole, ça crie, ça chante…

Pour ma part je tremble encore…


Dimanche je rentre en France, et c’est pas plus mal. Je dois me calmer, refaire ce travail sur moi.

Me détendre, oublier, ré-enfouir tout ça bien au fond de mon cerveau.

 


Demain est un autre jour.

27/11/2009

La feeeeeerme !

 

Ça bêle dans tous les sens… J’ai l’impression de vivre dans une immense étable de la taille de mon quartier…

 

Je t'en avais déjà parlé l’année dernière : pas moyen de m’y faire cette année non plus !

 


Bien sùr, aujourd’hui j’ai compris la signification et l’importance capitale de la fête du mouton au Maroc (apparemment pour d’autres pays musulmans, ce n’est pas forcément cette fête la plus importante). J’ai compris pourquoi les gens consommaient comme des malades et préparaient des provisions comme si il y avait une attaque nucléaire imminente…

 

Mais bon, imagine que tu soies entourée de moutons (animal plutôt sympathique en plus) et que 24 heures plus tard, tes voisins leurs tranchent la gorge, les évident, les dépècent, etc, etc…

 


Quitte à faire un scandale j’ai déjà briffé la belle-famille et ils savent que je ne débarquerai pas chez eux avant le passage du bourreau… Pasque pour voir les 2 petits moutons se faire égorger chacun leur tour sur le carrelage de la cuisine, et ba moi je passe mon tour hein. (Oui pasque beau-papa n’achète pas un mais deux moutons… Cherche pas de logique.)

 


Honnêtement, je n’aurais jamais cru me sentir autant mal à l’aise… Sans déconner, c’est comme une espèce de pression malsaine… Comme si j’étais complice malgré moi d’une immense entreprise de génocide ovidesque…

 

 


Si tu es Marocain (ou Musulman) alors, OUI, tu es choqué par ce que j’écris.

 


Mais bon, c’est mon blog hein ! Alors je dis ce que je veux, na !

Et puis faut dire que Môsieur-mon-Mari ne comprend pas toujours ma réaction et mon sentiment face à l’Aid el Kebir… (Le choc culturel again). Alors faut bien que j’vide mon ptit cœur kek’part moi !

 


Pas que je sois contre cette pratique… C’est juste que si je pouvais éviter d’y être,ça m’arrangerait ! Je ne le vis pas du tout pareil en France, étant donné que déjà, tes voisins, ils n’accrochent pas leur moutons en dessous de ta fenêtre…

 


Mais le meilleur est pour cette nuit les amis : concerts de bêlements raisonnants au clair de lune…