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27/12/2012

Le sacro-saint "plan" du 31.

Je ne sais pas pourquoi, et je suis sure que ça ne date pas d'hier, mais j'ai l'impression qu'il y a comme une obligation d'avoir "un truc" de ouf à faire le 31 décembre. Appelle-le comme tu veux, un "truc", un "plan", une "soirée"... Mais le fait est que la nuit du 31, il faudrait TOUT faire sauf rester chez soi.

Ma coiffeuse me disait que dans son cas elle avait l'excuse de rester avec ses enfants ce soir là pour échapper aux festivités sylvestriennes... Bon, pour moi, c'est râpé, pasqu'en fait, je crois que procréer et enfanter en moins d'une semaine risque d'être un peu compliqué.

Nan mais imagines: même ma mère avait des trémolos dans la voix en me disant "ahh bon?" quand je lui annaoncais ne rien faire de particulier lundi soir.

Ado, je ne rêvais que de soirées interminables à danser sur du ragga dance-hall, un rhum à la main, avec mes copines, dans des boîtes de malade, blindées de gens stylés... J'ai eu ma petite période boîte de nuit et toussa... Même que j'ai mis 2-3 personnes ici-et-là à l'amende sur du Sean Paul, mias aujourd'hui... ça ne me dit plus rien.

Oui: J'ai vieilli! (Grandi??)

Du coup maintenant je me dis que c'est un soir comme un autre, à part que beaucoup de gens boiront beaucoup d'alcool, vomiront beaucoup, se battront beaucoup et dorimirons beaucoup dans des cellules de dégrisement priant le bon Dieu pour une toute petite boîte d'efferalgan.

Autant le dire aussi: les soirées avec les "amis" qu'on voit tous les 36 du mois, histoire de se rassurer et de se dire que non, on est pas restés chez soi le 31, c'est pas pour moi.

Alors oui on attendra minuit quand même, pour se claquer la bise Lulu et moi, et ptête même que je me mettrais aux foruneaux ce soir-là, mais point de strass ni de paillettes.

Je me souviens de ma grand-mère qui ce soir-là allait se coucher en prenant soin de laisser son téléphone près d'elle dans le lit au cas où quelqu'un l'appellerait à minuit pour lui souhaiter la bonne année...

 

A la rigueur tu vois, je crois que je préfèrerais passer le 31 dans une asso qui organiserait un repas pour les personnes isolées et sans domiciles: ça ça aurait du sens.Ce serait pas le 31 décembre qui nous forcerait à faire "un truc" mais nous qui l'utiliserions afin de rompre la solitude des uns et des autres.


Sinon, à part ça, Noël s'est bien passé: bien mangé bien bu et même dansé.

Et puis je crois que je vais passer le cap de la frange.

Et ptête même qu'en 2013 je reposerai le pieds sur le sol marocain...


Et sinon, toi, t'as un "plan" pour le 31?

13/12/2012

Astuce.

Si tu veux péter un bon câble et que tu n'as sous la main ni ton mari, ni ta belle doche, ni un connard à porté de main (ça peut-être dans ton voisinage ou dans ta famille, tout dépends des cas hein) je te conseille vivement d'aller faire un tour dans un bureau de poste: c'est radical!

 

Peu importe le jour ou l'horaire, ce sera toujours blindé.

Là, c'est au choix: vieux qui pue le ricard, jeune bizarre qui parle tout seul, individus en tout genre n'ayant pas acquis la notion de "faire la queue", les préssés, ceux qui puent, les impolis, j'en passe et des meilleurs.

 

Le petit bonus quand tu es une veinarde comme moi, c'est de faire un combo 2 jours de suite.

ENJOY!


nb: mais t'inquiète, y'a aussi les gens tous flippés qui n'attendent qu'une chose c'est d'acquiescer quand tu te rebelles, et puis les tous timides qui n'osent pas dire que c'est leur tour tellement ils ont peur des conséquences du respect du principe de "faire la queue".

Si tu me cherches, je suis celle qui s'agite toute seule en tirant sur son bonnet.

 

07/12/2012

Nuits bleues.

Adepte de la radio, j'apprécie particulièrement l'ambiance radiophonique la nuit. Ainsi, il m'arrive très souvent d'écouter l'émission de Caroline Dublanche, où les gens appellent dans le but d'obtenir de l'aide dans leurs nombreux questionnements, une oreille attentive, ou juste pour parler de leur vie, comme ça.

Il est vrai que parfois les témoignages sont assez touchants, avec des histoires de violence, de tromperies, de maladie.. Mais hier, c'est le témoignage d'une mamie qui m'a vraiment émue.

Une mamie qui, apparemment, dispose de pas mal d'argent et d'une famille nombreuse à base d'enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants. Mais une mamie seule.

La pauvre dame faisait vraiment mal au coeur, elle racontait comment son fils passait son temps à lui réclamer de l'argent, mais aussi comment ce dernier s'évertuait à la rendre persona non grata au sein de la famille.

Cette mamie expliqiat donc comment elle était systématiquement et soigneusement oubliée lors des mariages, baptêmes et autres communions (malgré des enveloppes de 800 euros qu'elle envoyait), et aussi le fait qu'elle n'ait jamais vu certains de ses petits enfants et arrières petits enfants.

Encore mieux, le fiston l'insulte régulièrement, la trouvant "chiante" etc etc...

Extrait choisi; la dame explique qu'elle était tombée un jour dans son couloir et que lorsque les pompiers ont averti son fils au téléphone ce dernier aurait dit que "de toute façons elle tombera bien d'autres fois".

Le même cher et tendre rejeton aurait aussi dit à sa chère maman que pour Noël elle n'avait qu'à se débrouiller et qu'il était hors de question qu'elle passe les fêtes chez lui.

Et la mamie qui pleure.

Moi je n'aime pas trop Noël parce que c'est une fête qui me rends très nostaligque (encore plus maintenant que nous avons à notre table une chaise inexorablement vide), mais je ne concevrait jamais passer le 24 d'écembre ailleurs qu'avec mes parents.

Alors cette dame m'a fait penser à tous ces gens, surtout les personnes agées, qui passeront les fêtes tous seuls, dans un silence assourdissant.

Jai l'impression qu'un soir comme celui de la veille de Noël n'est en fait que le reflet de la vie qu'on mène: les familles unies se retrouvent quoiqiu'il arrive, les vieux pleureront leurs enfants ingrats, et les cons se noyent dans le champagne en racontant des blagues débiles et en faisant croire qu'ils sont heureux (avec d'autres cons, ça tient plus chaud).